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Euro 2012: les hooligans serbes gâchent la fête à Gênes

Les incidents en marge de la Gay Pride n’avaient pas suffi pour les hooligans serbes. Ce mardi soir, en marge de la rencontre Italie-Serbie, certains des 1300 « supporters » serbes ont une nouvelle fois fait parler d’eux.

En fin d’après-midi, ils ont commencé par caillasser le bus de leurs propres joueurs, menaçant notamment le gardien Vladimir Stojkovic qui n’a pas pu pénétrer sur le terrain et n’avait pas été aligné ce soir à cause de ces menaces.  Dès leur entrée dans le stade, les hooligans serbes ont multiplié les provocations et des fumigènes ont été lancés vers les tifosi italiens. (comment peut-on rentrer dans un stade avec fumigènes et couteaux?)

Dans le virage serbe, des hommes cagoulés coupent les filets de sécurité, des  banderoles à caractère nationaliste font leur apparition, comme les chants sur le Kosovo, tandis que les forces de l’ordre prenaient position sous le virage. Les appels au calme de Dejan Stankovic n’y ont rien changé.

 

La star de la soirée, bonjour tristesse (Ansa/gazzetta)

 

La partie a commencé avec 35 minutes de retard et a duré à peine 7 minutes avant que plusieurs pétards n’explosent tout près du gardien italien Viviano, et que l’arbitre ne décide de suspendre la rencontre. Après plusieurs minutes de discussion entre les gens de la sécurité, les délégués de l’UEFA et les joueurs serbes, l’arbitre de la rencontre a finalement décidé de mettre un terme à la rencontre.

« Je ne pouvais pas rester dans mes buts et avoir un oeil dans le dos pour vérifier qu’on ne me lançait pas de fusée. Je suis désolé pour le football, désolé pour les tifosi, et désolé pour les joueurs serbes » disait fataliste le gardien Viviano en zone mixte.

La mort dans l’âme, les joueurs italiens ont salué le malheureux public avant de rentrer aux vestiaires du stade Luigi Feraris, où trois joueurs de la Sampdoria se produisaient ce soir, et que la rencontre devait être dédiée aux soldats italiens décédés en Afghanistan.

« On ne peut pas jouer ce match » a répété en direct à la télévision Roberto Masucci, le responsable de la sécurité. Et tandis que les tifosi italiens quittaient dans le calme le stade, les caméras de la Rai restaient sur le virage serbe. A l’image, une jeune fille serbe de 15 ans, qui se demande ce qu’il se passe autour d’elle, et qui ne verra pas le match qu’elle était venue voir, par la faute d’une poignée d’irresponsables.

Quatre jours après une honteuse défaite à domicile contre l’Estonie, il semble que les supporters serbes aient décidé de ne pas laisser une seconde chance à leurs joueurs puisque la Serbie perdra probablement cette partie 3-0 sur tapis vert, rendant la qualification pour l’euro hautement hypothétique pour les Serbes.

Quant aux futures sanctions que l’UEFA prendra contre la Serbie, elles s’annoncent extrêmement sévères. « Le football serbe retourne à l’âge des ténèbres » conclue le journal Blic.

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Euro 2012: la Serbie sombre, le Monténégro régale, la Bosnie n’avance pas

Pour ses débuts à la tête de la sélection serbe, Vladimir Petrovic Pizon ne s’attendait probablement pas à une telle désillusion. Après un premier match nul concédé à domicile contre la Slovénie le mois dernier pour la dernière sortie de Radomir Antic, les Aigles Blancs de Serbie ont cette fois-ci baissé pavillon au Partizan stadiom contre la très modeste équipe d’Estonie, pourtant atomisée 7-0 l’année dernière en Bosnie-Herzégovine.

Après une première mi-temps stérile, les Serbes pensaient avoir fait le plus dur en ouvrant la marque par Zdravko Kuzmanovic. Las, Kink égalisait quelques instants plus tard pour l’Estonie d’une frappe de loin que sur laquelle Stojkovic n’esquissait pas le moindre geste. Pire encore, alors que les Serbes se ruaient à l’attaque, c’est Vassilijev qui donnait l’avantage aux Estoniens d’un tir de 20 mètres. Malgré pas moins de 10 tirs cadrés, les Serbes ne parvenaient pas à égaliser, et s’énervaient. Et puisqu’il était écrit qu’ils boiraient le calice jusqu’à la lie, Aleksandar Lukovic marquait contre son camp dans les derniers instants suite à une mésentente avec son gardien (voir la vidéo).

 

Les Serbes se sont ridiculisés chez eux contre l'Estonie (Blic)

 

Une soirée très moche pour les Serbes qui se mettent dans une position délicate dans ce groupe C avec seulement 4 points en trois matchs et un déplacement à venir en Italie, qui devra reprendre les points laissés en route à Belfast.

Dans ce même groupe, les Slovènes n’ont fait qu’une bouchée des Iles Féroé avec notamment un triplé de Matavz pour une victoire finale 5-1, et se replacent au milieu du classement.

De leur côté, les Monténégrins de Zlatko Kranjcar volent d’exploit en exploit. Après leur victoire en Bulgarie le mois dernier, c’est la Suisse qui a mordu la poussière ce vendredi soir à Podgorica, malgré la présence du jeune crack Xherdan Shaqiri dans les rangs de la Nati. Une troisième victoire consécutive, 1-0 grâce à la star locale Mirko Vucinic, et les Monténégrins, malgré l’absence du crack Stevan Jovetic, se posent comme le plus sérieux rival de l’Angleterre dans le groupe G avant le match de mardi à Wembley, précisément entre l’Angleterre et le Monténégro.

 

Mirko Vucinic, l'homme à tout faire du Montenegro (Getty images / UEFA)

 

Dans le même groupe, la Bulgarie, définitivement sans Berbatov, mais avec Matthaus sur le banc, s’est rassurée en allant battre le Pays de Galle à Cardiff, grâce à un but de Popov au retour des vestiaires.

Signalons dans le groupe B la victoire sans souci de la Macédoine en Andorre 2-0, qui ne permet malheureusement pas aux coéquipiers de Goran Pandev de décoller dans ce groupe B où trois sélections (Russie, Slovaquie, Irlande) comptent 6 points.

Quant à la Grèce, elle a assuré le service minimum 1-0 contre la Lettonie sans convaincre personne, et se place ainsi en tête du groupe F, en attendant le match de samedi opposant Israël  à la Croatie.

Enfin, dans le groupe de l’équipe de France, pas de vainqueur entre l’Albanie et la Bosnie-Herzégovine malgré la domination des Bosniens, puisque les Albanais, fidèles à leur réputation d’impuissance offensive, n’ont tiré qu’une seule fois au but. Suffisant donc pour conserver la tête du groupe devant le Belarus qui n’a pu faire mieux qu’un minable 0-0 au Luxembourg. Quant à la Bosnie, elle ne se relance pas après sa défaite contre la France, et il faudra être nettement plus efficace offensivement pour s’assurer l’une des deux premières places du groupe. Il suffira donc aux Bleus de l’emporter demain contre la Roumanie pour prendre la tête du groupe.

 

Zvjezdan Misimovic n'a pas suffi pour battre l'Albanie (sportsport.ba)

 

Football: Radomir Antic viré, Petrovic nouveau sélectionneur!

On le sentait venir depuis quelques jours, et notamment après le match nul concédé par les Serbes à domicile contre la Slovénie, Radomir Antić, vient d’être démis de ses fonctions par la Fédération serbe de football, selon le site d’information Blic sport.

Qui pour succéder à Radomir Antic?

Suspendu de banc de touche pour quatre matches par la FIFA après avoir insulté l’arbitre du dernier Serbie-Australie en Coupe du monde, Antić avait déjà dû accepter de revoir sérieusement à la baisse ses imposants émoluments (1,5 million d’euros par an) pour rester à la tête de la sélection serbe, soutenu par ses joueurs.

Mais en coulisse, le président de la fédération, Tomislav Karadzic, n’a jamais caché sa relation difficile avec l’ancien coach du Barça et du Real. Ces derniers jours, plusieurs personnes se sont ouvertement montrées intéressées par le poste de sélectionneur.

Pour lui succéder, c’est bel et bien le favori déclaré Vladimir Petrović Pižon qui a obtenu le confiance du comité exécutif. Pour lui succéder, c’est bel et bien le favori déclaré, Vladimir Petrović Pižon, qui a obtenu le confiance du comité exécutif. Nommé à la tête du club roumain de Timisoara cet été en provenance de l’Étoile Rouge de Belgrade, Petrović ne sera donc pas resté longtemps en Roumanie. Le club a officialisé le départ de son coach serbe en fin d’après-midi, annonçant que l’ancien joueur Cosmin Contra prendrait la relève.

Moins connu qu’Antic, Petrović a évolué en France à Brest et Nancy dans les années 80. Il est toutefois l’une des six « zvezdina zvezda« , c’est-à-dire l’une des six légendes de l’Etoile Rouge de Belgrade, avec notamment Dragan Stojković.

Dans sa carrière d’entraîneur, il a exercé à l’Etoile Rouge de Belgrade à deux reprises, puis en Chine, à Dalian Shide, avant de prendre en main la sélection chinoise entre 2007 et 2008.

Vladimir Petrovic Pizon est le nouveau sélectionneur de la Serbie

Ancien entraîneur des espoirs serbo-monténégrins entre 2002 et 2004, Petrović  confirme par sa nomination la priorité accordée désormais par la fédération serbe aux techniciens nationaux pour mener la sélection après le fiasco de Javier Clemente.

Toutefois, à l’instar de Safet Susić, joueur génial à la carrière d’entraîneur plus chaotique, difficile de dire que Petrović est aujourd’hui un entraîneur confirmé qui fera mieux qu’Antic, un coach très respecté, qui avait remis la Serbie sur de bons rails depuis 2008.

Pour son premier match, Petrović devra aller défier l’Italie à Gènes le mois prochain, un match déjà décisif en vue de la qualification directe à l’Euro 2012.

Euro 2012: très bons débuts pour les sélections balkaniques

Après un Mondial globalement décevant pour les sélections des Balkans, tout le monde est revenu sur le terrain ce vendredi soir pour la première journée des qualifications pour l’Euro 2012 en Pologne et Ukraine.

Avec seulement 14 tickets , la course au précieux sésame s’annonce plus serrée que jamais avant le passage à 24 en 2016. On peut donc se réjouir du bon départ pris par la plupart des sélections balkaniques, avec de belles victoires et et de bons résultats à l’extérieur.

Avec le sorcier Hiddink à leur tête, les Turcs avaient à cœur de repartir de l’avant, après s’être fait souffler la place de barragiste par la Bosnie. C’est chose faite dans un premier match relativement facile au Kazakhstan, avec une victoire 3-0 à la clé, une différence de but appréciable qui leur permet de devancer l’Allemagne, qui a battu la Belgique, au soir de la première journée.

Dans le Groupe B, la bonne performance du soir est à mettre au crédit de la Macédoine de Goran Pandev qui est allée chercher un bon match nul et vierge en Slovaquie, bonne surprise du dernier Mondial. Dans un groupe où la Russie et l’Irlande font figure de favoris, les Macédoniens ont peu de chance d’aller au bout, mais leurs progrès sont constants.

Dans le Groupe C, les Serbes, attendus au tournant après leur Mondial décevant, et sans Radomir Antic suspendu, ont plié leur match rapidement aux Iles Féroé avec deux buts dans les 20 premières minutes par Lazovic et le capitaine Dejan Stankovic. Nikola Zigic a clôt la marque en fin de match. La Serbie prend donc la tête de son groupe devant l’Italie, difficile vainqueur de l’Estonie à Talinn. En revanche, grosse contre-performance de la Slovénie dans ce groupe, puisque les hommes de Matjaz Kek se sont inclinés sur leur terrain 1-0 contre l’Irlande du Nord, la toute première défaite des Slovènes sur leur terrain de Maribor.

Pjanic attend de pied ferme les Français pour un match déjà décisif (Reuters)

Dans le Groupe D, celui de la France, la Bosnie-Herzégovine s’est clairement posée en favorite du groupe, en s’imposant avec autorité au Luxembourg 3-0, score acquis au bout de 17 minutes avec des buts d’Ibricic, Pjanic sur coup-franc, et Dzeko. Profitant de la défaite française à domicile contre une Biélorussie plus joueuse que certains l’attendaient, la Bosnie pourrait compter 6 points contre 0 à la France en cas de victoire mardi prochain, autant dire un écart très intéressant déjà en vue de la qualification. Dans l’autre match balkanique du groupe, la Roumanie a été tenue en échec par l’Albanie, ce qui confirme les tendances à la baisse du football roumain aperçu lors des derniers éliminatoires, et le rattrapage progressif des Albanais qui ont arraché l’égalisation dans les dernières secondes par Muzaka.

Dans le Groupe F, la Croatie se remet petit à petit de sa terrible désillusion du printemps dernier, et c’est la Lettonie qui en fait les frais, séchée sur son terrain 3-0, décidément le score de la soirée. Les gâchettes croates Olic et Petric y sont allées de leur but, tandis que Srna a conclu la marque en seconde période. Un résultat positif pour les Croates dans un groupe facile où seule la Grèce semble être en mesure de la gêner pour la qualification, à condition de faire bien mieux que le piteux match nul concédé à domicile face à la Géorgie, sauvé par Spiropoulos.

Pour finir, il faut saluer la belle victoire du Monténégro à domicile contre le Pays de Galles, grâce à un but de la star de la Roma Mirko Vucinic, tandis que dans l’autre match du groupe, la Bulgarie continue de s’enfoncer, avec cette correction reçue en Angleterre 4-0 avec un triplé de Jermaine Defoe, de quoi regretter encore davantage la retraite sportive de Dimitar Berbatov.

Mondial de basket: grosse présence balkanique et espoirs de médailles en Turquie

Samedi 28 août s’ouvrent les championnats du monde de basketball en Turquie. Souvent snobée par la NBA pour son manque d’attractivité, cette édition ne fait pas exception,et la liste des absents est pour le moins impressionnante, dans toutes les délégations.

Nowitzki et Kaman pour l’Allemagne, Gasol et Calderon pour l’Espagne championne du monde en titre, Kirilenko et Holden pour la Russie, Parker et Noah pour la France, Ilgauskas, Petravicius et Siskauskas pour la Lituanie, Ginobili pour l’Argentine, sans oublier Jao Ming pour la Chine, ainsi que tous les champions olympiques 2008 américains. N’en jetez plus!

Dès lors, difficile de dégager un favori naturel dans ce contexte, toutes les équipes avancent masquées, et beaucoup de sélections ont des raisons d’être optimistes, en particulier dans la région balkanique, très bien représentée avec la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Grèce et la Turquie, pays hôte.

Cette dernière devrait voir sa motivation démultipliée par le fait de jouer à domicile. Emmenée par ses deux joyaux Hidayet Turkoglu et Esan Ilyasova, les Turcs, 18e au classement FIBA, attendent et préparent ce rendez-vous depuis 2004. Toute leur stratégie a été conçue pour avoir une équipe au top en 2010, depuis le choix du coach, le Serbe Bogdan Tanjevic, jusqu’aux équipes qui ont joué les Eurobasket de 2005, 2007 et 2009.

Turkoglü devra guider son équipe, soutenu par tout un peuple

Si elle apparaît affaiblie par l’absence d’ailiers shooteurs de haut niveau, et par l’absence de Mehmet Okur de Utah Jazz, de Kerem Gönlüm suspendu pour dopage, et de l’étoile montante Ömer Aşık, cette équipe de Turquie pourra compter sur son public chaud bouillant pour la pousser à se surpasser, comme en 2001, lors de sa victoire à l’Eurobasket qu’elle avait organisée à l’époque.

Il faudra répondre présent dès le 2e jour de la compétition pour affronter la Russie dans un groupe C qui compte également la Chine, Porto Rico et la Grèce.

La Grèce parlons-en justement! Voilà 4 ans que les Grecs n’ont toujours pas digéré leur défaite contre l’Espagne en finale des Mondiaux, après avoir sorti le match de leur vie en demi-finale contre les Etats-Unis de LeBron James (101-95). Voile 4 ans que Diamantidis, Schortsanitis, Spanoulis (Papaloukas n’est pas dans le groupe), rêvent de prendre leur revanche et de remporter ce titre mondial.

Pour cela, la Grèce, où le basket est le sport roi avec le football, peut compter sur deux atouts majeurs. D’abord, un championnat de très haut niveau, qui lui permet de conserver ses joueurs, et de les confronter aux meilleurs basketteurs du monde, NBA exceptée. Ainsi, neuf des douze joueurs retenus évoluent soit au Panathinaikos, vainqueur de l’Euroligue 2009, soit à l’Olympiakos, finaliste 2010, une garantie de cohésion et de qualité, et d’un réservoir de joueur sans cesse renouvelé (champion d’Europe des moins de 18 ans et moins de 20 ans, vice-champions du monde des moins de 19 ans, rien qu’en 2009).

Ensuite, les Grecs s’en remettent à leur coach, l’expérimenté Lituanien Jonas Kazlauskas. Ancien coach de l’Olympiakos, Kazlauskas reste sur une très encourageante médaille de bronze obtenue à l’Euro l’année dernière, avec six joueurs inexpérimentés sur douze, et sans ses stars Papaloukas, Diamantidis et Tsartsaris. De bonne augure pour ce Mondial, où seule la victoire comptera pour la Grèce.

Le coach Jonas Kazlauskas n'a pas le droit à l'erreur cette année

Les choses sont différentes en ce qui concerne la Serbie. Vice-championne d’Europe surprise l’année dernière avec une équipe jeune et inexpérimentée, la Serbie a bien failli ne pas pouvoir participer à ce Mondial, la faute à une dette de 15.000 euros que la fédération de Serbie n’avait pas réglée à la FIBA, ce qui autorisait cette dernière à exclure les Serbes de toute compétition. Une fois la menace rendue publique, la fédération a mis les choses en ordre.

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Serbie: Radomir Antic maintenu malgré sa suspension

La décision semble être prise du côté de la fédération serbe de football. Malgré la suspension pour 4 matchs infligée à Radomir Antic par la FIFA pour avoir insulté les arbitres de Serbie-Australie, Tomislav Karadzic, président de la fédération, a annoncé qu’un compromis pourrait être trouvé avec le sélectionneur serbe, à l’issue d’une réunion de plusieurs heures du Comité exécutif de la fédération, avec les représentants d’Antic.

Antic furieux après Serbie-Australie (Blic)

Celui-ci assistera à une autre réunion décisive lundi, et devrait annoncer les termes du compromis dès mercredi prochain. En échange de son maintien, Antic accepterait de signer un nouveau contrat, avec des émoluments revus à la baisse.

Le coach serbe percevait jusque-là 1,2 millions d’euros par an, payés en une seule traite, une somme qui a fait beaucoup jaser après l’élimination de la Serbie au premier tour de la Coupe du monde.

« L’argent n’est pas le plus important, a pourtant souligné Tomislav Karadzic. L’essentiel pour nous est de savoir comment les joueurs seront guidés lors des matchs où Antic ne sera pas sur le banc. (…) Si aucun accord n’est trouvé, nous avons d’autres solutions a conclu le président de la fédération » a-t-il conclu.

Antic, qui bénéficie du soutien sans faille des joueurs, manquera donc les matchs opposant la Serbie aux Iles Féroé, à la Slovénie, à l’Estonie et à l’Italie, soit un tiers des matchs de qualification pour l’Euro 2012.

Reste à savoir si les joueurs serbes, traditionnellement trahis par leur manque de discipline et de régularité, ne seront pas perturbés par l’absence de leur charismatique entraîneur.

Mercato: Dragan Mrda pour remplacer Chamakh?

Retrouvez dès maintenant « Le sport dans les Balkans: talents, exploits et corruption« , la dernière publication du Courrier des Balkans.

Plusieurs sources serbes et françaises ont annoncé que le FK Vojvodina Novi Sad aurait conclu un accord avec les Girondins de Bordeaux pour le transfert de son avant-centre Dragan Mrda, meilleur buteur de la dernière Superliga serbe avec 22 réalisations. Alors que le Partizan Belgrade faisait le forcing pour enrôler le joueur, il semble que le FKV, qui a notamment sorti Sinisa Mihajlovic ou le jeune crack du Genoa Danijel Aleksic, ait été fidèle à sa politique de ne pas vendre de joueurs aux deux clubs phare de Belgrade.

Avec une première expérience à l’étranger ratée à Lierse puis en Russie, Mrda s’était refait une santé chez lui en Vojvodine. Bon joueur de tête et adroit avec le ballon, celui qui a fait ses classes à l’Etoile Rouge de Belgrade a gagné ses galons d’international serbe cette saison, fort d’un doublé lors d’un match amical au Japon, remporté 3-0.

Présent dans la liste des 23 Serbes lors du dernier Mondial au détriment du buteur de l’Etoile Rouge Lekic (qui vient de signer à Osasuna), ou encore de l’attaquant de l’Ajax Sulejmani (qui a des pistes en Angleterre), Mrda aura, si le transfert se confirme, la lourde tâche de remplacer Marouane Chamakh à la pointe de l’attaque girondine. A-t-il le bon profil pour ça?

Formé à Bordeaux, Chamakh a mis plusieurs années à devenir le joueur que l’on connait. Or, Mrda a déjà 26 ans, et n’a connu qu’une piètre expérience à l’étranger. Au même âge, Mateja Kezman faisait déjà sauter la baraque au PSV Eindhoven après avoir fait trembler les filets au Partizan Belgrade. Mrda est certes un bon joueur, mais il est loin d’être le joueur confirmé dont Bordeaux a besoin pour mener son attaque. Quand on joue encore en Serbie à son âge, c’est qu’il y a un problème.

Autant la signature du jeune Vujadin Savic, fils de Dusan Savic est un bon pari sur l’avenir puisqu’il n’a que 20 ans, autant la signature de Mrda, si elle se confirme, exigera un rendement immédiat, un peu comme le gardien Vladimir Stojkovic à Nantes à l’époque. On a vu ce que ça a donné. Les Lyonnais ont compris la nécessité de l’adaptation en faisant venir à grands frais le Croate Dejan Lovren dès l’hiver dernier. Après une période d’adaptation, il prétend désormais à une place de titulaire dans l’axe de la défense après le départ de Boumsong.

De son côté, Montpellier avait choisi l’expérience avec Spahic, un choix sans beaucoup de risque pour un international confirmé habitué au haut niveau.

Par conséquent, c’est davantage le choix d’un ancien champion désargenté qui se profile, plutôt que le recrutement d’un crack de 26 ans qui aurait échappé à tous les radars européens, très aiguisés sur les jeunes yougoslaves (Ljajic, Tosic, Modric, Eduardo, Vidic etc. autant de joueurs qui ont quitté le pays à moins de 22 ans).