Archives de Tag: Partizan Belgrade

Le procès Taton dans l’impasse

Les parents de Brice Taton attendaient beaucoup de l’audience de lundi où deux témoins serbes devaient venir déposer. L’un d’eux est cependant toujours introuvable comme il y a deux mois, quant à l’autre, témoin protégé sous le nom de A2, il a sensiblement révisé sa version par rapport à ce qu’il avait déclaré à la police.

Depuis son box protégé. A2 ne se souvient plus de rien, bredouille. Lorsque les accusés se lèvent, il n’en reconnait aucun. Il est vrai que sur la trentaine de participants supposés à la bagarre, seuls 13 sont présents sur le banc des accusés, tandis que deux autres sont en fuite.  En tout cas, c’est un nouveau coup dur pour l’accusation qui comptait sur ce témoin pour identifier les accusés. La présidente se fâche, elle se met à lire la déposition qu’A2 avait fait à la police.

Dans celle-ci, il disait être capable d’identifier une des deux personnes qu’il avait vue prendre part à la bagarre, un jeune homme de près de deux mètres, portant des vêtements noirs, qu’il avait déjà vu au stade et à la télévision, dans l’émission Insajder de la chaîne B92 qui avait été consacrée aux hooligans et à la criminalité.

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Le Partizan Belgrade retrouve la Ligue des Champions!

Sept ans après sa dernière (et seule) participation à la Ligue des Champions lors de la saison 2003-2004, le Partizan Belgrade va enfin retrouver la plus prestigieuse des compétitions européennes au terme d’une double confrontation mouvementée avec le champion de Belgique Anderlecht, et d’une séance de tirs au but homérique (voir la vidéo de la séance).

Le Partizan Belgrade retrouve la Ligue des Champions (François Lenoir / Reuters)

A Belgrade, les supporters qui n’ont pas pu se rendre en Belgique ont fait la fête dans les rues une bonne partie de la nuit.

Il y a huit ans, Lothar Matthaus était sur le banc des Crnobeli, et Taribo West jouait en défense. Aujourd’hui, le Partizan est conduit par le vétéran Mladen Krstajic en défense, le jeune et très prometteur Radosav Petrovic au milieu (un temps courtisé par le Sporting et le PSG), et le Brésilien Cleo devant, un des très rares joueurs à avoir porté dans sa carrière le maillot de l’Étoile Rouge et du Partizan Belgrade (moins de 10 joueurs en 65 ans), et qui a récemment clamé son désir de jouer pour la sélection serbe.

Après un match nul 2-2 au match aller à Belgrade, grâce notamment à un très beau but contre son camp d’Anderlecht (voir la vidéo), la tâche s’annonçait compliquée pour les Serbes qui devaient marquer pour espérer se qualifier. Mais comme au match aller, le coach Aleksandar Stanojevic a de nouveau choisi de tout miser sur l’offensive en alignant pas moins de quatre joueurs offensifs, Nemanja Tomic, courtisé par la Fiorentina, Sasa Ilic, Ivica Iliev, de retour au club après six ans en Allemagne et Italie, et enfin Cleo, le serial buteur du club depuis le départ du Sénégalais Lamine Diarra dans le Golfe.

Il faut rajouter à ce quator le Portugais de poche Moreira, ancien du Standard de Liège, meneur de jeu de cette équipe, blessé lors des deux confrontations, ainsi que l’ancien grand espoir du club Stefan Babovic, de retour à seulement 23 ans après s’être perdu comme beaucoup d’autres au FC Nantes depuis trois saisons.

Au moment de débuter le match au Constant Vanden Stock Stadium, ce sont donc les Belges et son phénomène Romelu Lukaku qui étaient qualifiés.

Conscients qu’ils devaient marquer pour espérer franchir les barrages, les hommes du Partizan ont pris les commandes du match d’entrée, ouvrant le score logiquement au bout de 15 minutes. Sur un corner enroulé d’Ivica Iliev, l’attaquant brésilien Cléo ajustait magnifiquement sa tête pour tromper Silvio Proto. Les Mauves débutaient la seconde période dans de bonnes dispositions, mais c’est pourtant le Partizan qui aggravait la marque après huit minutes de jeu. Le centre d’Aleksandar Davidov, rentré à la place d’Ilic blessé en début de match, traversait toute la défense d’Anderlecht pour atterrir sur la poitrine de Cleo, qui n’avait plus qu’à contrôler et battre Proto.

Cleo envoie les siens au paradis (Thierry Roge / Reuters)

Mais les Mauves refusaient d’abdiquer, tentant le tout pour le tout avec un centre brossé de Jan Polák bien repris de la tête par Lukaku, qui réduisait la marque. Le public du stade Constant Vanden Stock finissait par exulter à la 70e minute, sur une lourde frappe de Gillet bien servi par Lucas Biglia à l’entrée de la surface.

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Carnet: Stjepan Bobek décédé à l’âge de 86 ans

Une légende du football yougoslave a disparu ce dimanche. D’après les informations de l’agence de presse Tanjug, Stjepan Bobek est décédé à Belgrade à l’âge de 86 ans.

Stjepan Bobek, meilleur joueur de l'histoire du Partizan Belgrade

Avec cette perte, c’est tout le football yougoslave qui se retrouve orphelin de son historique meilleur buteur. A sa mémoire, voici l’hommage que lui rend le Partizan Belgrade sur son site internet ce matin, avant, probablement un hommage des Grobari et du club ce dimanche soir, lors du match de championnat contre Hajduk (voir le lien), ainsi que le portrait que la rédaction du Courrier des Balkans lui a consacré dans son cahier sport, qui retrace les plus grandes heures du sport balkanique.

Stjepan Bobek nait à Trnja dans la banlieue de Zagreb le 3 décembre 1923. Recruté alors qu’il n’a que 12 ans par le club de Viktorija (Zagreb), il doit être enregistré sous le nom de son frère aîné pour avoir l’autorisation de jouer. Habile devant les buts, il devient avant-centre. Un an après, Bobek reçoit le Prix du meilleur joueur du tournoi ASK.

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Affaire Brice Taton: le procès a repris à Belgrade

Le procès des assassins de Brice Taton est entré dans sa deuxième phase jeudi dernier, avec l’audition des témoins. Dans les couloirs, caméras, familles et jolies filles au talons hauts se bousculent pour entrer dans la salle d’audience.

Dans cette affaire, la préméditation de l’attaque a déjà été démontrée par la reconstitution des SMS que les agresseurs s’étaient envoyés depuis le matin, à la recherche de jeunes français. L’enjeu est de tenter d’identifier les individus qui ont fait basculer Brice Taton du haut de l’escalier faisant face à l’Irish Pub, lui faisant faire une chute de 10 mètres dans le vide. Pour l’accusation, cet acte dépasse une simple bagarre, même très violente, et est la preuve que des actes visant délibérément à tuer ont eu lieu. C’est sur cette base que les accusés sont inculpés de meurtre aggravé et risquent tous entre 20 et 40 ans de prison.

De son côté, la défense a choisi d’invoquer l’impossibilité d’identifier formellement les responsabilités, et mettent en avant la thèse d’une bagarre entre groupes de supporters ultras qui aurait mal tourné, comme cela arrive fréquemment en Serbie. Enfin, certains avocats de la défense, ainsi que les familles des accusés dénoncent les pressions politiques qui auraient été faites par les gouvernements français et serbe sur le tribunal.

Dans la petite salle d’audience du 1er étage du palais de justice, où ni la climatisation ni les micros ne fonctionnaient vraiment, c’était la première fois que Suzanne et Alain Taton se retrouvaient en face des assassins présumés de leur fils.

Très digne, Suzanne Taton a rappelé les conditions dans lesquelles elle avait appris l’agression de son fils, survenue dans l’après-midi du 17 septembre, jour du match entre le Partizan Belgrade et le TFC. D’abord alertée par la télévision, puis invitée par la gendarmerie à se rapprocher de l’ambassade de France à Belgrade, Me Taton n’a appris que progressivement la réalité de l’état de santé de son fils, transporté et opéré d’urgence à l’hôpital de Belgrade.

« Nous pensions le ramener à la maison. Quand nous l’avons vu à l’hôpital, nous avons eu du mal à le reconnaître tellement son visage était tuméfié.  Nous avons voulu le faire rapatrier mais c’était impossible à cause de son état cérébral, nous avons assistés impuissant à la dégradation irréversible de son état, sans avoir pu lui parler une dernière fois ».

Dans la salle d’audience, les accusés ont le dos vouté, la tête basse et le visage inexpressif. Seul l’un des accusés, Stete Petrovic, qui a reconnu avoir été présent, avoir dérobé un sac à Philippe Maury, l’un des amis de Brice Taton, qui a dénoncé les deux organisateurs (l’un est présent, l’autre est en fuite), mais nie avoir touché Brice Taton, seul Petrovic donc, ne quitte pas des yeux Suzanne Taton.

« Je ne peux pas admettre qu’on puisse mourir comme ça. Mon fils n’a pas été tué, il a été massacré sans raison. Brice était un bon garçon, droit, aimant, qui n’a jamais fait de mal à personne » a-t-elle conclu.

Après les parents de Brice Taton, la Cour devait entendre cinq témoins serbes présents au moment de l’agression, dont deux témoins protégés. Las, seul un témoin protégé s’est présenté, l’autre était absent, tout comme les trois autres parce que les convocations ont été envoyées à de mauvaises adresses. Par conséquent, la séance a été levée. Leurs noms ayant été rendus publics, on ne peut pas non plus exclure qu’ils aient pu faire l’objet de pressions pour garder le silence.

Le lendemain, c’était au tour des amis de Brice Taton, qui faisaient partie du groupe agressé à l’Irish Pub, de déposer à la barre. Toute la matinée, Philippe Maury a raconté leur arrivée à Belgrade la veille, leurs balades au Kalemagdan, puis l’agression, surréaliste moment d’apocalypse.

« D’un seul coup, nous avons entendu crier – Toulouse, Toulouse- et j’ai entendu des verres se briser. Nous avons tenté de fuir, mais j’étais mal placé et les chaises me gênaient. Ils arrivaient de tout les côtés, puis j’ai reçu un violent coup sur la tête avec un objet, et quelqu’un m’a écrasé une chaise dessus. J’ai pu faire quelques pas malgré ma blessure à la tête puis je suis tombé. Ils avaient allumé des fumigènes, on n’y voyait rien.  A ce moment-là, j’ai vu une lumière intense près de mes yeux, et j’ai senti quelque chose me brûler les cheveux et le dos. Quelqu’un était en train de me brûler avec un fumigène, et au même moment, on m’a tiré très violemment sur l’épaule pour me prendre mon sac, je n’ai pas résisté bien longtemps ».

Interrogé sur Brice Taton, Philippe Maury n’a pas eu d’éléments factuels à apporter à la Cour. « Quand je l’ai revu, il était sur un brancard à une dizaine de mètres de moi, il ne pouvait pas parler, il m’a regardé et a fait un geste des mains, l’air de dire – mais qu’est-ce qui s’est passé?-« .

Dans l’après-midi, un autre témoin français, Grégory, a formellement identifié un agresseur, Dejan Stankovic, et les audiences se poursuivront jusqu’à mercredi avec l’audition à huis clos de témoins serbes protégés. Puis viendra une troisième phase, celle de la reconstitution en septembre prochain, et enfin le verdict, attendu pour le dernier trimestre de l’année.

Jovan, Dragan, Ljubomir, Milan, Vladan, Stefan, Bojan, Dejan, Vladimir. Les accusés sont au nombre de douze, dont un comparait libre, pour avoir hébergé l’un des agresseurs présumés. Deux autres accusés sont en fuite, tandis que l’on a renoncé à retrouver d’éventuels autres agresseurs. Huit d’entre eux ont moins de 21 ans, et deux approchent la trentaine. Exceptés ces deux-là qui ont une activité professionnelle, les autres sont lycéens, étudiants, ont des petits boulots et des têtes quelconques. Quelque part, les policiers serbes ont des têtes plus inquiétantes que les leurs. Suzanne Taton disait ne pas comprendre comment de si jeunes gens à l’apparence paisible avaient pu commettre de tels actes de violence et de barbarie.

De façon tragique, tous les gens présents dans la salle, y compris l’auteur de ces lignes, ont pu mettre des visages sur ce qu’Hannah Arendt nommait avec une once de résignation la « banalité du mal ».

(Marija Jankovic / Courrier des Balkans)

Je mets quelques vidéos d’hommage à Brice, notamment le soutien des toulousains, l’hommage rendu par les citoyens belgradois à Brice place de la république, ainsi que le reportage radio réalisé par le Courrier des Balkans à l’époque.

Enfin, l’adresse internet du site de l’association de soutien à la famille de Brice Taton, présidée par Philippe Maury

ps: la séance de ce lundi s’est achevée avec la déposition d’un témoin serbe protégé, qui a témoigné derrière un rideau avec la voix maquillée. Son témoignage est restitué par l’AFP dans cette brève.

France 3 région est également sur place, voici leur dernier sujet.

Dejan Stankovic, regret éternel du Partizan Belgrade

Il n’y a pas que le PSG qui laisse passer des pépites sous son nez (Trézéguet, Kakà, Anelka, et tous les joueurs issus de la région parisienne soit la moitié de l’équipe de France).

Certes, le Partizan Belgrade, comme son rival l’Etoile Rouge, possède un très grand talent de formation et de détection de jeunes talents, mais il y a parfois des ratés. Le plus fameux d’entre eux est Dejan Stankovic, comme le raconte son premier entraîneur au Teleoptik Zemun, Sava Soldatovic:

« nous l’avons connu à 11 ans, en 1989, il avait deux ans de moins que les autres, mais il rayonnait déjà (…). A l’époque, nous étions en relation avec le Partizan Blegrade, nous leur avons dit de le faire signer rapidement car il avait un talent exceptionnel. Mais le Partizan s’intéressait à Albert Nadj, leurs dirigeants n’ont montré aucun intérêt pour Dejan. L’Etoile Rouge a senti le coup et s’est précipité pour le recruter. Quand j’en parle aujourd’hui avec les rsponsables du Partizan de l’époque, ils disent qu’ils ne se pardonneront jamais d’avoir laissé filer un tel joueur ».

Comme quoi, une carrière tient à peu de choses.

Après l’Etoile Rouge, Stankovic s’envolera pour la Lazio Rome, où il sera accueilli par Sinisa Mihajlovic, qui se rapproche de plus en plus de la Fiorentina selon le site calciomercato.

De son côté, Nikola Zigic a signé un contrat avec Birmingham, tandis que le jeune (21 ans) milieu de terrain international du Partizan Belgrade Radosav Petrovic, un temps suivi par le PSG, pourrait s’engager avec le Sporting Portugal très bientôt.

Quant à Edin Dzeko, la piste de l’Italie s’éloigne si l’on en croit Silviano Martina, agent de Gigi Buffon et ami du buteur bosniaque, qui estime qu’aucune équipe italienne n’a les moyens de payer la somme astronomique demandée par Wolfsburg, entre 28 et 40 millions d’euros. Reste aux clubs anglais à se manifester.

Le jour J pour le Partizan Belgrade

Bonjour à tous,

Dans quelques heures, le Partizan Belgrade a rendez-vous avec son destin au Palais Omnisport de Paris Bercy.

Avant de suivre cette demi-finale à 21h, je me suis dit que ces quelques images nous mettraient dans l’ambiance.

Voici donc le bouillant public belgradois contre le Makabi, le meilleur du monde dans une salle de basket! Et puis le parcours du Partizan jusqu’au Final Four.

Enfin, je vous renvoie à l’article que j’ai écrit pour le Courrier des Balkans sur le sujet.

Bon match et Napred Partizan!!

Le Partizan Belgrade aux portes d’un second exploit en 10 jours

Bonjour à tous,

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Partizan Belgrade réalise une saison exceptionnelle sur la scène européenne du basketball.

Il y a quelques jours, ils ont remporté la Ligue Adriatique, championnat régional regroupant les équipes de Yougoslavie, sur un shoot stratosphérique de Dusan Kecman alors qu’il restait 6 dixièmes de secondes à jouer!!!

Une vidéo qui a fait le tour du monde, et où les commentateurs croates se demandent encore ce qui s’est passé.

Avant le Final Four de l’Euroleague qui aura lieu ce week end à Paris, voici aussi des extraits de l’interview du coach du Partizan, Dusko Vujosevic. ( retrouver la version originale ici)

Comment avez-vous commencé le basketball?

« Comme tous les enfants de ma génération, je suis tombé amoureux de ce sport après les championnats du monde de 1970 à Ljubljana, quand la Yougoslavie est devenue championne du monde pour la première fois. J’avais 11 ans, et j’ai immédiatement commencé à jouer après ça. Je m’entraînais au Partizan, mais au bout de trois ans, le club a estimé que je n’étais pas assez bon. Ce fut un jour terrible pour moi, mais au fond de moi, je savais que je n’avais pas les qualités nécessaires pour faire une grande carrière de joueur. Je me suis alors promis de revenir au club un jour.

Comme entraîneur?

Je ne le savais pas à cette époque, mais mon amour pour le basket et pour le Partizan ont fini par me ramener ici.

Comment votre carrière s’est-elle développée à partir de là?

J’étais lycéen et, pour rendre service, j’ai accepté d’entraîner une équipe de gamins dans une école. L’équipe a gagné le tournoi municipal. Après ça, mes anciens entraîneurs au Partizan, Ranko Gerdijan et Igor Huseinspahic, ont été impressionnés et m’ont offert de rejoindre le staff du Partizan. Au début, j’étais troisième assistant chez les jeunes du Partizan.

Quand est-il devenu clair pour vous que le basket, outre une passion, allait devenir votre métier?

Je l’ai su très vite, mais ce fut plus difficile pour mes parents, qui attendaient quelque chose de plus « sérieux ». C’est pour ça que je suis allé à la faculté de droit, mais mon esprit était tout entier dédié au basketball.

Revenons sur cette incroyable victoire en Ligue Adriatique contre le Cibona Zagreb. Vous n’aviez jamais été dans un tel état après un titre…

D’habitude, je suis plutôt calme, mais ce shoot de Kecman, cette victoire à Zagreb, ce scénario, c’était incroyable. C’était un torrent d’émotions comme j’en ai rarement connues dans la carrière.

Vous sentez-vous comme Sisyphe? Au début de chaque saison, vous perdez vos meilleurs éléments, et vous devez tout recommencer depuis le début…

C’est vrai que tous les ans, on nous prend nos meilleurs joueurs, mais ce n’est pas grave. C’est mon challenge de trouver et de former de nouveaux jeunes pour maintenir le Partizan parmi les meilleurs clubs d’Europe. J’adore ce que je fais. Je ne suis jamais aussi heureux que lorsque je vois progresser un jeune joueur et devenir un grand joueur. C’est ma récompense. Mais, les joueurs sont des personnes difficiles et sont souvent mal entourées. Leurs familles, petites amies, agents, tout le monde essaie de les entraîner dans la mauvaise direction, celle de l’égoïsme et de l’argent à tout prix. C’est mon travail de les dissuader d’emprunter cette voie, et de leur apprendre comment travailler comme un simple membre d’un collectif. L’équipe doit toujours primer sur les intérêts et les égos des uns et des autres.

Avoir atteint le Final Four avec le Partizan est-il le sommet de votre carrière?

J’espère que non. Quand vous atteignez un sommet, vous ne pouvez que redescendre, et la chute peut être rude.

Si vous deviez composer une dream team avec les joueurs que vous avez eus sous vos ordres, qui prendriez-vous?

C’est difficile, mais au moins, je dirais Vlade Divac, Zark oPaspalj, Predrag Danilovic, Goran Grbovic et Aleksandar Djordjevic ».