Coupe du monde 2010: un bilan des équipes balkaniques

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La Coupe du monde a livré son verdict. Après une finale intense à défaut d’avoir été spectaculaire, le précieux trophée a pris la direction de l’Espagne, un dénouement somme toute assez juste quand on voit ce que les Hollandais ont proposé lors de cette finale. Le temps est donc venu de dresser un bilan de ce Mondial, en ce qui concerne les sélections balkaniques.

A vrai dire, personne ne s’attendait réellement à ce qu’une équipe balkanique se glisse dans cette finale, mais on pouvait légitimement espérer qu’au moins une d’entre elles sorte des poules.  Pensez-vous!!

A l’heure de dresser le bilan, il n’est donc pas étonnant que la colonne actif soit plus légère que la colonne passif.

On a aimé:

  • le courage et la dignité des Slovènes. Voilà une équipe qui ne s’est pas prise pour une autre, qui a joué avec ses armes, et qui a été à une minute de se qualifier pour le second tour. Mention spéciale au gardien Samir Handanovic, l’un des futurs grands au poste en Europe, à Marko Suler, toujouts très propre, et au latéral Brecko dont la vivacité et les interventions ont souvent été décisives.
  • le but de Robert Koren contre l’Algérie, parce que si on n’est pas Algérien, c’est quand même le seul moment un peu marrant d’un match par ailleurs tout pourri.
  • les deux très jolis buts slovènes contre les Yankees.
  • le penalty de Podolski arrêté par Vladimir Stojkovic, qui permet à la Serbie de battre l’Allemagne.
  • le groupe facebook créé juste après « Sta jedino ne sme Cak Norris? Da sutira penal Stojkovicu » que l’on peut traduire par « quelle est la seule chose que Chuck Norris n’ose pas faire? Tirer un penalty à Stojkovic ».
  • le match global des Serbes contre l’Allemagne et le joli but de Milan Jovanovic.
  • la première mi-temps des Serbes contre l’Australie.
  • le dernier quart d’heure de folie des Serbes contre l’Australie.

On n’a pas aimé:

  • l’absence de la Croatie, et de Luka Modric en particulier. Bon, c’est entièrement de leur faute, mais quand même. C’est à se demander comment ils ont pu prendre 9 pions en deux matchs contre des Rosbifs sur les rotules incapables d’aligner trois passes et de jouer avec un système lisible.
  • l’absence de la Bosnie. D’abord parce que Blazevic à la Coupe du monde, c’est toujours drôle, et puis parce que ce Portugal-là était franchement sans saveur. Contre l’Espagne, la Bosnie avait pris 5-2 à domicile, mais elle aurait pu marquer 5 buts aussi.
  • le match des Serbes contre le Ghana. Avoir le trouillomètre à zéro est la garantie de faire un mauvais match.
  • les réflexes de volley-ball de Kuzmanovic et Vidic qui ont coûté deux penaltys à la Serbie.
  • quelqu’un a vu Kacar? Moi non, et c’est bien dommage.
  • l’incroyable maladresse des attaquants serbes contre l’Australie ou comment perdre un match qui doit être plié en 45 minutes.
  • la défense serbe qui a encore encaissé un but de la tête par Cahill (1,78m) après les trois buts concédés ainsi contre le Cameroun.
  • Milos Krasic pour l’ensemble de son oeuvre. Un talent brut, mais qui est quand même passé à côté de son premier match dans les grandes largeurs, a réussi le deuxième, avant d’être le bouffeur de feuille dans le dernier. Le football est injuste.
  • M. Larrionda, l’arbitre uruguayen, pour l’ensemble de son oeuvre. Avant de ne pas voir le but de Lampard contre l’Allemagne, M. Larrionda a refusé un but valable à Pantelic contre l’Australie, et n’a pas vu une main de Cahill en fin de match. Lui aussi a été éliminé en huitièmes, c’est déjà ça.
  • les cons qui ont balancé quelques chaises dans la fontaine de Trg Republike, et des bouteilles au hasard dans la foule au moment du second but australien.
  • l’expulsion ridicule de Behrami contre le Chili. Les arbitres se sont donnés le mot pour sortir des cartons rouges imaginaires.
  • la Grèce. Quand on aime le football, la Grèce est insupportable. Quand on aime le football, on veut que la Grèce sorte le plus vite possible parce que trois matchs de la Grèce, c’est déjà trop. Quoi? La Grèce a gagné un match en marquant 2 buts contre 10 nigérians? C’était sûrement involontaire.
  • l’utilisation très parcimonieuse de Sotiris Ninis, le seul joueur grec à avoir un peu de ballon dans les chaussettes. Il était temps qu’Otto laisse sa place.
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Une réponse à “Coupe du monde 2010: un bilan des équipes balkaniques

  1. Globalement, les Slovènes, ayant fait de leur mieux, ne pouvaient aller plus loin. Bravo tout de même pour leur belle envie et fraîcheur. Les Serbes, eux, ont joué aux échecs avant de joueur au football. Aussi, ils ont échoué avant d’avoir joué. Avec eux, c’est ainsi depuis de longues années. On attend la faute de l’autre équipe en espérant marquer… Et l’espoir se disperse lorsque c’est les autres qui marquent, puisqu’après il faut faire le jeu, et là on est moins bon, car pas habitué à construire intelligemment pour marquer… Je crois qu’il leur manque de vrais coachs et des joueurs un peu plus courageux.

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