Coupe du monde 2010: la Grèce joue à l’envers

On ne va pas se mentir. Avec l’Argentine et l’Angleterre en piste aujourd’hui, le match entre la Grèce et la Corée du Sud était sur le papier le moins attractif des trois.

Et puis voir la Grèce jouer s’apparente très souvent à une purge. Si vous voulez initier quelqu’un au football, ne lui montrez jamais un match de la sélection d’Otto Rehhagel.

Seulement là, c’est la Corée du Sud qui a pris les choses en main en marquant très rapidement sur le point fort des Grecs, les coups de pied arrêtés, avec une faute de marquage assez grossière qui a permis au defenseur Lee Jung-Soo d’ouvrir la marque.

Les Coréens, auteurs de bons matchs de préparation dans l’ensemble, sont apparus en très bonne forme, enchaînant les bonnes séquences et les contres rapides, notamment sur le côté de droit de Chung Yong, le jeune joueur de Bolton.

Et les Grecs? Pas grand chose. Derrière, le pauvre Vyntras est complètement dépassé par les évènements, les Grecs ont semblé abandonner toute la rigueur qui avait fait leur force, y compris en barrage contre l’Ukraine. En seconde période, sur une touche grecque, Vyntras, encore lui, se troue et permet à Ji Sung-Park d’aller inscrire le but du KO. Rehhaghel tente alors un coup de poker en sortant successivement Karagounis, Samaras, invisible, et Charisteas, guère mieux.

Il faudra attendre la 70e minute de jeu pour enfin voir les Grecs dangereux par Gekas, meilleur buteur des phases de qualification. Malheureusement, les corners obtenus seront vendangés, tandis que Kapetanos rate la cible au point de penalty.

Jamais réellement en danger, les Coreens prennent une sérieuse option sur la qualification, tandis que les Grecs ont déjà un pied dans l’avion pour Athènes. Au vu du match, on ne va pas s’en plaindre. Les Coréens ont montré beaucoup de qualités, de l’envie et de la fluidité dans leurs enchaînements. Quant aux Grecs, la vieille garde (Katsouranis, Karagounis, Charisteas) a fortement déçu. Espérons au moins voir à l’oeuvre le jeune Sotiris Ninis, qui apportera peut-être la fraicheur et la folie qui manque cruellement à cette équipe fondamentalement lente, prévisible et ennuyeuse.

Place maintenant à la piste aux étoiles avec l’Argentine de Don Diego.

A demain pour la Slovénie et la Serbie

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