Le Partizan Belgrade aux portes d’un second exploit en 10 jours

Bonjour à tous,

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Partizan Belgrade réalise une saison exceptionnelle sur la scène européenne du basketball.

Il y a quelques jours, ils ont remporté la Ligue Adriatique, championnat régional regroupant les équipes de Yougoslavie, sur un shoot stratosphérique de Dusan Kecman alors qu’il restait 6 dixièmes de secondes à jouer!!!

Une vidéo qui a fait le tour du monde, et où les commentateurs croates se demandent encore ce qui s’est passé.

Avant le Final Four de l’Euroleague qui aura lieu ce week end à Paris, voici aussi des extraits de l’interview du coach du Partizan, Dusko Vujosevic. ( retrouver la version originale ici)

Comment avez-vous commencé le basketball?

« Comme tous les enfants de ma génération, je suis tombé amoureux de ce sport après les championnats du monde de 1970 à Ljubljana, quand la Yougoslavie est devenue championne du monde pour la première fois. J’avais 11 ans, et j’ai immédiatement commencé à jouer après ça. Je m’entraînais au Partizan, mais au bout de trois ans, le club a estimé que je n’étais pas assez bon. Ce fut un jour terrible pour moi, mais au fond de moi, je savais que je n’avais pas les qualités nécessaires pour faire une grande carrière de joueur. Je me suis alors promis de revenir au club un jour.

Comme entraîneur?

Je ne le savais pas à cette époque, mais mon amour pour le basket et pour le Partizan ont fini par me ramener ici.

Comment votre carrière s’est-elle développée à partir de là?

J’étais lycéen et, pour rendre service, j’ai accepté d’entraîner une équipe de gamins dans une école. L’équipe a gagné le tournoi municipal. Après ça, mes anciens entraîneurs au Partizan, Ranko Gerdijan et Igor Huseinspahic, ont été impressionnés et m’ont offert de rejoindre le staff du Partizan. Au début, j’étais troisième assistant chez les jeunes du Partizan.

Quand est-il devenu clair pour vous que le basket, outre une passion, allait devenir votre métier?

Je l’ai su très vite, mais ce fut plus difficile pour mes parents, qui attendaient quelque chose de plus « sérieux ». C’est pour ça que je suis allé à la faculté de droit, mais mon esprit était tout entier dédié au basketball.

Revenons sur cette incroyable victoire en Ligue Adriatique contre le Cibona Zagreb. Vous n’aviez jamais été dans un tel état après un titre…

D’habitude, je suis plutôt calme, mais ce shoot de Kecman, cette victoire à Zagreb, ce scénario, c’était incroyable. C’était un torrent d’émotions comme j’en ai rarement connues dans la carrière.

Vous sentez-vous comme Sisyphe? Au début de chaque saison, vous perdez vos meilleurs éléments, et vous devez tout recommencer depuis le début…

C’est vrai que tous les ans, on nous prend nos meilleurs joueurs, mais ce n’est pas grave. C’est mon challenge de trouver et de former de nouveaux jeunes pour maintenir le Partizan parmi les meilleurs clubs d’Europe. J’adore ce que je fais. Je ne suis jamais aussi heureux que lorsque je vois progresser un jeune joueur et devenir un grand joueur. C’est ma récompense. Mais, les joueurs sont des personnes difficiles et sont souvent mal entourées. Leurs familles, petites amies, agents, tout le monde essaie de les entraîner dans la mauvaise direction, celle de l’égoïsme et de l’argent à tout prix. C’est mon travail de les dissuader d’emprunter cette voie, et de leur apprendre comment travailler comme un simple membre d’un collectif. L’équipe doit toujours primer sur les intérêts et les égos des uns et des autres.

Avoir atteint le Final Four avec le Partizan est-il le sommet de votre carrière?

J’espère que non. Quand vous atteignez un sommet, vous ne pouvez que redescendre, et la chute peut être rude.

Si vous deviez composer une dream team avec les joueurs que vous avez eus sous vos ordres, qui prendriez-vous?

C’est difficile, mais au moins, je dirais Vlade Divac, Zark oPaspalj, Predrag Danilovic, Goran Grbovic et Aleksandar Djordjevic ».

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4 réponses à “Le Partizan Belgrade aux portes d’un second exploit en 10 jours

  1. Pour tout te dire, j’ai regardé la vidéo et j’ai pas trop trop bien compris ce qui se passait… La qualité n’est pas terrible, il faut dire – alors que mon niveau en serbo-croate est pourtant proche du bilinguisme, comme chacun sait :-p

    • Sans parler de ma connaissance du basket, évidemment !

      • c’est très simple: les Blancs (Zagreb), marquent un panier à 3 points à 1 seconde de la fin, ils prennent l’avantage, et pensent qu’ils ont gagné, donc tout le monde envahit le terrain, et les commentateurs croates sont fou de joie. La caméra s’attarde, et tout d’un coup, tu vois les noirs du Partizan (serbes) exulter.
        Tout le monde est interloqué et se demande ce qu’il se passe.
        Avec les ralentis, on s’aperçoit qu’il restait 6 dixièmes de seconde à jouer, le temps d’un shoot à 3 points qui donne la victoire finale au Partizan.

        Souviens-toi de France-Italie en 2000. Eh bien pareil!

  2. Ah bah voilà, en HD, ça va mieux ! Merci^^

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